Mi-novembre une fuite de 15000 à 20000 litres de fioul lourd provenant de l’entreprise MT de Saint Michel de Maurienne engendre une pollution qui touche les bassins de St Martin la Porte et Longefan en Savoie et de Flumet (Allevard) et du Cheylas en Isère.


 Samedi 29 novembre : A l’initiative du GRENE un groupe de sympathisants s’est retrouvé sur le site du bassin de Flumet.

Le bassin a été de nouveau rempli et nous pouvons constater que le travail de dépollution a repris.

Nous rencontrons des responsables d’EDF et de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement). Ils nous expliquent que le bassin a été rempli afin de vidanger la canalisation de 20 km qui relie l’Arc au bassin de Flumet, sous Belledonne, et qui contenait du fioul. C’est ce qui explique la pollution et les travaux de dépollution que nous pouvons observer. La remise en route de la production électrique ne se fera pas tant que les travaux de dépollution ne seront pas terminés, ce qui doit permettre de contenir la pollution sur Flumet. Il est pour l’instant impossible de quantifier précisément la quantité de fioul récupérée. Mais il reste en surface car plutôt plus léger que l’eau, d’autant plus qu’il a été émulsionné par le pompage  : on devrait donc pouvoir en récupérer un pourcentage très élevé.

Vendredi 28 novembre : Dans la nuit le bassin de Flumet a été vidé vers le bassin du Cheylas. Quel est le but de l’opération ? Qui a pris la décision ?

L’objectif est-il de rejeter dans l’Isère les restes de pollution? Quelle pollution reste-t-il dans les limons du bassin?

Des analyses vont-elle être pratiquées pour déterminer l’importance de la pollution restante sur les deux bassins?  Nous voulons être informés des résultats.

Une étude d’impact sur la faune et la flore ne serait-elle pas nécessaire?

Jeudi 27 novembre : Des boudins ont été installés sur le bassin du Cheylas afin d’empêcher la pollution d’atteindre l’Isère. Sur place un responsable d’EDF nous a confirmé que la pollution avait atteint ce bassin même si elle n’est pas visible. Sur le déroulement de l’accident qui s’est produit le samedi 15 ou dimanche 16 novembre il est établi qu’il s’est produit à partir de l’entreprise MT de Saint Michel en Maurienne qui n’a pas prévenu EDF. De ce fait cette dernière a continué à turbiner vers les bassins de Flumet et du Cheylas jusqu’à mardi où ils ont constaté la pollution. A partir de ce moment le turbinage a été interrompu mais trop tard, le mal s’était étendu. Le comportement de MT a largement aggravé le problème. Comment se fait-il qu’ils n’aient pas immédiatement alerté les autorités afin d’agir dans les plus brefs délais et limiter l’impact de cette pollution majeure?

Lundi 24 novembre : Durant le week-end du 15-16 novembre une fuite de fioul lourd s’est produite, provenant d’une entreprise de Saint Michel de Maurienne. 15000 à 20000 litres (officiellement) se sont répandus dans l’Arc. EDF a constaté une pollution sur le barrage de Saint Martin la Porte en Savoie et a pompé 8000 litres.

Mercredi 19 novembre la pollution est apparue à Allevard et Saint Pierre d’Allevard sur le bassin de Flumet qui est relié à l’Arc par une conduite forcée qui passe sous le massif de Belledonne. Du fait du turbinage le fioul lourd a été transformé en une émulsion visible en surface mais dont une partie a pu se déposer au fond du lac.

Pour des raisons à définir le pompage n’a débuté qu’en fin de semaine compliquant encore plus la récupération.

Le bassin de Flumet est relié au bassin du Cheylas avec un turbinage dans les deux sens, du haut vers le bas lorsqu’il faut produire de l’électricité, et du bas vers le haut aux heures creuses lorsque la production électrique (nucléaire) est surabondante. De ce fait la pollution est inévitable sur cet autre bassin et donc à terme vers l’Isère.

Les mairies de Saint Pierre d’Allevard et d’Allevard ont laissé la responsabilité de la dépollution et de l’action en justice à EDF, considérant que c’est un domaine privé.

Ne serait-il pas opportun que ces deux communes s’associent à la plainte?

Des arrêtés municipaux d’interdiction de pêche ont été pris pour la durée du pompage mais est-ce suffisant, face à l’impossibilité de récupérer une grosse partie de la pollution qui s’est déposée au fond?

Comment va t-on empêcher que la pollution restante ne se distille pendant des mois et des années sur les deux bassins?

De nombreux oiseaux, en particulier des canards et sarcelles sont installés sur ces étendus d’eau. Quel va être l’impact de cette pollution sur cette faune?

Est-ce que la DREAL envisage de faire des prélèvements réguliers afin de surveiller l’évolution de la situation?

Une fois encore notre environnement est touché par une pollution importante et les réactions semblent bien lentes.

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