Le rapport du commissaire enquêteur pour la reconstruction du pont sur l’Isère entre la Buissière et Le Cheylas a été publié.
Nous nous sommes mobilisés car les modes doux de déplacement n’avaient pas été envisagés.
Nous avons été entendus et les lignes ont bougé. Mais ce n’est pas encore gagné


 13 mars 2018

Le commissaire enquêteur a rendu son rapport avec un avis favorable, une réserve et deux recommandations.

Il peut-être consulté dans les pièces jointes.

La réserve est la mise en place d’une « chaussée à voie centrale banalisée » qui a été proposée par le maître d’ouvrage (le Département) qui consiste à créer une voie de circulation unique centrale de 3m pour les véhicules à moteur et deux bandes latérales matérialisée de 1,5m pour les cyclistes, avec possibilité pour les véhicules de rouler sur ces bandes en cas de croisement sous réserve qu’il n’y ait pas de cycliste. Cette proposition devant s’accompagner d’une limitation de vitesse à 70km/h.

La première recommandation est de prévoir les ancrages pour l’adjonction future d’une passerelle en encorbellement

La deuxième recommandation est la récupération des eaux pluviales afin d’éviter des rejets diffus.

 

GRENE constate que notre mobilisation avec l’ADTC, Le Rif et d’autres associations a permis de faire bouger les lignes.

En effet si aucune piste cyclable n’est prévue, une solution acceptable car provisoire semble se mettre en place avec une « chaussée à voie centrale banalisée » avec la demande du commissaire enquêteur de prévoir des ancrages pour une future passerelle en encorbellement.

Nous demandons des garanties pour la mise en place de ces fixations

Nous demandons que la solution de la « chaussée à voie centrale banalisée »  soit en même temps mis en place sur le pont de l’autoroute et qu’une voie sécurisée pour les cyclistes soit mise en place sur l’ensemble du trajet de la RD 166 entre La Buissière et Le Cheylas

Nous demandons que des comptages soient mis en place régulièrement car l’ouverture du pont va créer un appel d’air pour le trafic qui actuellement s’écoule par La Gâche ou Goncelin et les prévisions de 2300 véhicules/jour risquent d’être rapidement dépassées.

Nous avons d’ores et déjà demandé un rendez-vous à Bernard PERAZIO, vice-président du Conseil Départemental en charge des routes, qui nous avait proposé une rencontre sur les solutions à envisager en faveur des modes doux sur la RD 166.

 

5 janvier 2018

A la demande du commissaire enquêteur L’ADTC, GRENE et Le Rif, avons fait une proposition afin qu’une solution viable soit mis en place et que les cyclistes et autres déplacements doux puissent traverser ce pont en toute sécurité.

Elle consiste à diminuer la largeur de la chaussée de 20 cm, de mieux placer le garde corps afin de récupérer 40 cm et obtenir ainsi un passage de 125 cm. En élargissant de 25 cm seulement on arrive à une largeur de 1,5 m de chaque côté. Les détails de notre proposition sont dans un des fichiers à télécharger.

Notre proposition est réaliste et peu couteuse. Nos élus doivent reconsidérer leur vision de cette traversée et prendre en compte la réalité des déplacements sous toutes les formes dans notre territoire

 

UN PONT POUR TOUS

SAMEDI 16 DÉCEMBRE À 11H RASSEMBLEMENT À LA GARE DU CHEYLAS

À PIED, À VELO, SEUL, EN FAMILLE, DEMANDONS LA MISE EN PLACE DE VOIES CYCLABLES ET PIÉTONNES

RENDEZ VOUS À LA GARE DU CHEYLAS À PROXIMITÉ DU PONT

Ce rassemblement est organisé à l’appel de GRENE, LE RIF, l’ADTC, AF3V, La FRAPNA et CAG CYCLOS DE GONCELIN

 

9 décembre 2017 :
Intervenez dans l’enquête publique à l’adresse : ddt-se-observations-d4@isere.gouv.fr
avec un message du type
« Je suis favorable à la reconstruction du pont entre la Buissière et le Cheylas à la condition express qu’une bande soit réservée de chaque côté à la circulation des piétons, fauteuils roulants et cyclistes , ce qui n’est pas le cas dans le projet actuel »

 

4 décembre 2017 :
Suite à notre intervention auprès de la DDT de ce jour, les modifications ont été faites sur le site du département et il semble que tous les liens sont maintenant opérationnels

 

2 décembre 2017 :

ATTENTION :  l’adresse pour intervenir sur le dossier d’enquête est bien celle qui est donnée ci-dessous, et elle fonctionne. Toutefois si vous allez sur le site du département, c’est bien cette adresse qui est noté mais le lien vous donne une adresse erronée. Encore une fois nous contactons la DDT

 

24 novembre 2017

Suite à une erreur commise par la DDT que nous leur avons signalée, l’adresse  ddt-se-observations-d4@isere.gouv.fr   destinée à recueillir votre avis n’est actuellement pas opérationnelle. Elle le sera à partir de lundi 27 novembre après-midi. Si vous voulez déposer un avis, attendez donc cette date.

 

21 novembre 2017

Le pont routier qui relie La Buissière au Cheylas est coupé depuis plusieurs années du fait de la déstabilisation d’une des piles. Le Conseil Départemental a décidé de le reconstruire. L’enquête publique est ouverte jusqu’au 20 décembre.

Deux voies de circulation de 3m sont prévues ainsi qu’un trottoir de 1m  de chaque côté. Mais rien n’est prévu pour les vélos ! Dans le contexte actuel de transition énergétique et écologique on peut être surpris d’une telle impasse, et par les arguments invoqués dans le dossier page 101:

4.5.8.1.3    Mode doux

Les modes doux sont peu utilisés dans le Grésivaudan  du fait  :

• de la topographie du territoire, avec des dénivelés importants

• du manque de sécurité et d’homogénéité des aménagements.

Un potentiel de développement existe dans la vallée, l’usage est en hausse entre 2002 et 2010 (…)  Mais 80% des trajets compris entre 1 et 5 km se font en voiture.

Donc on ne fait rien pour changer les choses !!! L’argumentation développée est soit de mauvaise foi (dénivelés importants) soit incohérente (sécurité et homogénéité des aménagements). En clair il faudrait faire mais on ne fait pas, – pour des considérations d’économie à court terme semble-t-il. Adieu la transition, ce sera pour le siècle prochain !

Pourtant des efforts importants sont faits par le Département avec le balisage de la véloroute V63 entre Grenoble et Chapareillan, qui passe à proximité du pont. Des bandes cyclables sont aménagées le long des axes principaux. Mais aucune liaison sécurisée n’existe entre les deux rives. Ne ratons pas cette occasion! Suivons l’exemple du pont de St Quentin sur Isère pour lequel deux voies cyclables de 1,5m  ainsi qu’un passage piétons ont bien été prévus par le Conseil Départemental. Avec 1m de largeur de plus on peut mettre en place deux voies partagées piétons-cyclistes à la Buissière.

La DREAL (représentant de l’État compétent en matière d’environnement) ne conclut pas autrement : Le projet semble toutefois se borner à la restauration de la situation précédente, alors qu’il aurait utilement pu inclure des éléments pouvant aller dans le sens d’une amélioration des parts modales des modes autres que la voiture particulière (infrastructures favorables au déplacements cyclables par exemple).

Diverses associations locales (ADTC, AF3V, RIF, …) se mobilisent pour faire prendre en compte ce besoin de voie cyclable dans ce projet de reconstruction. L’enquête publique en cours donne la possibilité de s’exprimer individuellement ou collectivement. Nous vous invitons à y contribuer par internet : https://www.isere.fr/les-projets-routiers/le-pont-de-la-buissiere

 

 

 

 

 

 

Commentaires

> Daniel F., le 22/11/2017

Je découvre que le projet de reconstruction du pont de La Buissière ne prévoit pas de piste ni même de bande cyclable. Le dossier d'enquête publique, apparemment très complet, ignore en fait sa finalité, celle d'une infrastructure de transport. Il se contente de noter que la majorité des déplacements dans le Grésivaudan se font en VP. Pourtant, la CCPG et le département de l'Isère agissent pour développer les modes doux. Cet objectif ne figure sans doute pas dans le cahier des charges, puisque le projet ne le mentionne aucunement. C'est très étonnant et paradoxal.
Je demande donc à ce que la circulation cycliste et son développement plausible et souhaitable soient pris en compte dans le projet.

> Pierre B., le 23/11/2017

Le choix de ne pas prévoir de piste cyclable sur le pont est incompréhensible et inacceptable. La décision part d’un constat erroné. ... Les déplacements doux sont en pleine explosion dans le Grésivaudan et le projet passe à côté de cette problématique.

> Gilles D., le 02/12/2017

Je me réjouis de la décision du département de l'Isère de démolir et reconstruire le pont de la Buissière.
En revanche, la "topographie du territoire avec des dénivelés importants", ni le fait supposé que "80% des trajets compris entre 1 et 5 km se fassent en voiture" ne peuvent être retenus pour justifier l'absence de voie cyclable sur le pont.
A l'occasion, je m'interroge sur la justification des dépenses publiques concernant l'installation à grand frais de bornes électriques dans les villages pour recharger automobiles et vélos électriques et des subventions mises en place à grand renfort de communication pour développer l'usage des vélos électriques pour les trajets inférieurs à 5 km.
Le département doit en plus prévoir "sécurité et homogénéité des aménagements" qu'il projette de construire afin de permettre des modes doux de déplacement sur ce pont et en particulier l'usage du vélo.
En projetant de n'offrir que des voies pour les voitures et un trottoir de pour les piétons, le département ne prend pas les mesures énergétiques qui permettront à la France de réduire ses dégagements de gaz à effet de serre comme il y est obligé par les engagements pris par la France lors de la signature de l’accord international de Paris sur le climat en décembre 2015 au Bourget.
Je demande donc au département de l'Isère de respecter ses engagements en matière de déplacement doux comme l'y oblige l'accord de Paris de décembre 2015.
C'est pourquoi, je demande au département de réaliser sur ce pont une voie vélo sécurisée, en plus de la voie de circulation pour automobiles et de la voie piétonne prévus.

> Anne T., le 08/12/2017

Je m'étonne de voir indiquer dans ce dossier aux rubriques 4.5.8.1.et 4.5.8.2 une argumentation voulant justifier de la non intégration dans le projet des modes "doux" de transport.
L'idée que les modes doux dans le transport sont peu utilisés dans le Grésivaudan traduit une méconnaissance des pratiques en développement.
Les collectivités mettent tout en œuvre pour favoriser les transports "doux" et en particulier le vélo. Des campagnes ont été faites par les communes (j'ai mené moi-même cette campagne de sensibilisation en tant qu'élue de ma commune des Adrets), la communauté de communes, pour inciter les habitants, en montagne ou vallée, à l'utilisation en particulier des vélos à assistance électrique. Ceux-ci sont de plus en plus communément utilisés, justement dans les "dénivelés importants" que vous citez, localement pour de courts trajets, mais aussi entre montagne et vallée.
Il est aberrant de faire le constat "du manque de sécurité et d’homogénéité des aménagements" et de ne pas y remédier. Il y a de fait un grave problème de sécurité pour piétons et vélos lorsqu'il s'agit de trouver un passage sécurisé pour traverser l'Isère. Ceci peut être un motif de crainte pour les utilisateurs et donc un frein. Les voies piétonnes et vélos sur les voies de halage ne résolvent en rien la traversée de l'Isère pour ces mêmes utilisateurs.
Il y a lieu de travailler justement la sécurisation des voies pour les piétons et les vélos dans ce projet de reconstruction du pont de La Buissière.

Pour conclure je suis donc favorable à la reconstruction du pont de La Buissière si et seulement si cette reconstruction intègre une piste cyclable dédiée et sécurisée et un passage protégé pour le cheminement des piétons.

> Catherine G., le 08/12/2017

La reconstruction du pont du Cheylas à La Buissière est nécessaire. Mais il me parait judicieux sinon indispensable que tous les modes de circulation puissent s'y faire; ce qui n’apparaît pas dans le projet actuel
Notre vallée du Grésivaudan très vivante, mais ainsi très sujette à la pollution, doit continuer de développer les transports moins polluants que l'automobile. Il est donc important que le réseau voies cyclables s'agrandisse.
J'utilise quasi quotidiennement et avec plaisir le vélo pour mes transports à Grenoble et ses environs; et pour des balades en Grésivaudan...

> Julien D., le 12/12/2017

J'ai appris avec une très grande surprise que le projet de reconstruction du pont de la Buissière ne prévoyait pas de piste cyclable. Je me permets d'attirer votre attention sur les points suivants:
- la substitution des déplacements actifs aux déplacements motorisés individuels est, en France d'une manière générale, et dans le Grésivaudan en particulier, un enjeu sanitaire et économique de toute première importance. En effet, la pollution atmosphérique liée aux déplacements automobiles représente en France chaque année la perte de 500.000 années de vie pour cause de décès prématuré (Rapport de la commission des comptes et de l'économie de l'environnement: Santé et qualité de l'air extérieur, 2012, p. 39). Or pour des raisons topographiques, la pollution atmosphérique est, dans le Grésivaudan comme dans toutes les vallées alpines, particulièrement forte.
- une telle substitution des déplacements actifs aux déplacements motorisés individuels est parfaitement envisageable sur des effectifs massifs, dans la mesure où la plupart des déplacements motorisés s'effectuent sur des distances extrêmement faibles: en France d'une manière générale, et il n'en va pas différemment dans le Grésivaudan, 40% des déplacements automobiles en agglomération sont inférieurs à 3km (Transflash n° 398), soit un trajet qui à vélo s'effectue en une dizaine de minutes. Le potentiel de report de la voiture vers le vélo est donc considérable.
La condition principale pour que puisse s'effectuer un tel report est cependant de créer des infrastructures qui ne soient pas dangereuses pour les cyclistes, ce qui est typiquement le cas lorsque sur une voie à 90km/h on ne prévoit pas un cheminement cyclable séparé. L'absence de cheminement cyclable prévue sur le pont de la Buissière va donc à l'encontre de tout ce que l'on peut attendre d'une politique rationnelle des déplacements.

> Bérangère P., le 13/12/2017

Après lecture attentive du dossier d'enquête publique concernant la reconstruction du Pont du Cheylas/La Buissière, je suis ravie de lire que ce pont qui manque aujourd'hui beaucoup dans les échanges transversaux de la vallée du Grésivaudan sera reconstruit d'ici quelques années.
En revanche, je ne comprends pas comment un tel projet ne prend pas en compte un espace réservé aux traversées cyclistes alors que l'usage du vélo ("loisir" mais aussi "travail" ne cesse de croître). Par ailleurs, une nouvelle vélo route n°63 vient d'être fléchée dans la plaine et passe à proximité de ce pont.
Il est impensable aujourd'hui de ne pas prévoir une VRAIE SECURISATION des cyclistes sur nos routes et encore moins sur nos ponts !
Aujourd'hui, de nombreux citoyens souhaitent se rendre à la gare à vélo pour effectuer le trajet domicile-travail autrement qu'en voiture individuelle et chaque jour le pont Le Touvet-Goncelin (à quelques kilomètres de celui du Cheylas- La Buissière) très fréquenté par les automobilistes, camions et bus rend la traversée du pont excessivement dangereuse et stressante. Certains citoyens préfèrent finalement se rendre à la gare de Goncelin en voiture en raison de ce point noir alors qu'ils préféreraient s'y rendre à vélo.
C'est pourquoi, nous vous demandons, en tant que résidents sur les communes environnantes de penser l'aménagement du Pont du Cheylas - La Buissisère à LONG TERME (>100 ans) et vous demandons de prévoir une bande réservée de chaque côté à la circulation des piétons, fauteuils roulants et cyclistes ou une passerelle métallique attenante à l'ouvrage (moins onéreuse!). Il sera impossible par la suite d'envisager un tel aménagement!

> Colette P., le 18/12/2017

A l'occasion de l' Enquête Publique sur la réfection du Pont de la Buissière , que les citoyens appellent de leurs voeux , car ils n'ont que trop attendu.
Je veux insister sur le fait que ces travaux doivent nous fournir un service plus performant que l'ancien Pont. A savoir, adapter la largeur au service maximum, accessible aux vélos et aux chaises roulantes, et à toute mobilité réduite, comme aux promeneurs, en bandes latérales de chaque côté même si l'on doit aménager les abords et les accès du pont au niveau de la route.
Ce qui n'est pas le cas de l'actuel projet! Cela vaut la peine d'y réfléchir et de ne pas hypothéquer l'avenir .


L'association GRENE est membre de la FRAPNA Isère

FRAPNA