Michel Benay, restaurateur à Allevard à construit un restaurant d’altitude, le 738, sur l’emplacement de l’ancienne gare d’arrivée du télésiège des Plagnes à Super-Collet d’Allevard en toute illégalité et sans aucune autorisation sur un espace naturel sensible


Faîte : Partie la plus élevée d’un relief, de quelque chose ; sommet, cime : Le faîte des montagnes. Littéraire. Degré le plus élevé de quelque chose : Arriver au faîte des honneurs.

La photo parue dans le Dauphiné Libéré du 14 février illustre le parti pris de notre rédaction. Le restaurant le 738 en s’installant à la cime de l’ancienne gare d’arrivée du télésiège des Plagnes ne pouvait pas passer inaperçu. Avec de bonnes jumelles on peut l’apercevoir des balcons de Belledonne.

Mais ce qui passe encore moins inaperçu aujourd’hui c’est le degré le plus élevé d’illégalité qui semble avoir été atteint par les initiateurs de ce projet.

Provocation de son réalisateur, inconscience, sa construction a immédiatement suscité les réactions les plus vives et les plus diverses, vu son positionnement en pleine zone naturelle. Il a suffi de quelques questions pour apprendre que son promoteur

  • ne disposait d’aucune véritable autorisation de la part du propriétaire des installations, le SIVOM de la station du Collet,
  • n’avait déposé aucun permis de construire auprès des deux maires des communes concernées Allevard et la Chapelle du Bard, préalable à sa construction,
  • s’était affranchi de tous les dossiers obligatoires qui accompagnent une telle demande de permis de construire,
  • et face au tollé que provoquaient ces révélations parfaitement résumées dans un excellent dossier d’investigation du Dauphiné Libéré en date du 14 février, faisait le forcing auprès des élus pour obtenir sa régularisation en poste de secours (DL du 15 mars 2017) voire en salle hors sac

Au milieu de la confusion régnant avec la dissolution du SIVOM d’Allevard et de la SEM des 7 Laux, et le transfert des compétences économiques des stations au Grésivaudan, le dossier inadmissible tant sur la forme que sur le fond aurait pu rester en l’état sans la vigilance des sentinelles de l’environnement que sont les habitants du secteur et le réseau Montagne de la FRAPNA, qui alertait GRENE du dépôt d’une plainte de la Fédération auprès du Procureur de la République, mais également le courage du Maire de la Chapelle du Bard et la vigilance des élus nouvellement en charge du dossier à la Communauté de Communes.

La plainte est toujours en cours d’enquête et a été confiée à la BR de Meylan. A ce jour aucune décision n’a encore été prise.

GRENE a rencontré récemment le Maire pour recueillir son sentiment sur ce scandale environnemental qui rappelle le triste combat mené pour sauver le vallon du clapier de l’aménagement d’une piste par le SIVOM il y a quelques années. Et le moins que l’on puisse dire est que l’élu ne mâche pas ses mots sur la manière dont ce dossier a été conduit par son initiateur.

Il n’y a que la vérité qui blesse et GRENE a décidé d’être le relais de l’action judiciaire portée par la FRAPNA pour que force reste à la loi qui prévoit si les faits sont avérés (et seule l’enquête en cours permettra de le dire) la destruction de l’ouvrage illégal et la remise en état des lieux aux frais du contrevenant.

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Plainte de la FRAPNA